Shiva, ce sont d’abord trois musiciens :
Sebastien Augier : Guitare, chant et clavier
David Henriot : Basse, contrebasse
Coco Niess : Batterie
Depuis 1994, le groupe cultive ses deux crédos: la musique et son expérimentation. Quelques valses grinçantes et décalées décollent sur des rythmes exponentiels. Certains morceaux fusionnent entre le rock mélodieux et un blues sombre. D'autres se baladent quelque part entre une électro planante et un tango brutal. Les paroles, en français, dépeignent une vision personnelle et acide de la société actuelle.
1994 - Création du groupe “Les Enfants de Shiva”
Tout a commencé lors d'une soirée proche de Besançon durant laquelle quelques "musiciens" avaient apportés leurs instruments... Sébastien Augier à la guitare électrique et David Henriot avec la basse électrique d’un copain font ainsi connaissance et décident de se revoir. Seb se retrouve alors dans le garage où David répétait avec des potes dont Sylvain Humbert à la batterie. Sébastien propose tout de suite ses compositions, quelques chansons accompagnées à la guitare. Tous satisfaits de jouer des compositions plutôt que faire des reprises, ils intégrèrent rapidement un ami d’enfance, Olivier Mayer, agrémentant la rythmique par son jeu de guitare folk mélodique.
Prêts pour affronter le public, le petit groupe prend le nom “Les Enfants de Shiva” et s’essaie dans différents bars de Remiremont (Vosges) et de Besançon, puis intègre une première partie sur la scène du Montjoie (à l’époque c’était une scène Bisontine reconnue pour ses concerts rocks), puis partent jouer en Haute Savoie, visant les lieux touristiques, au bord du lac Léman, puis à Chamonix. Vivant dans des terrains de camping, jouant la journée dans les rues et le soir lorsque c’était possible dans les bars. Belle expérience humaine malgré les restrictions policières.
1995 - 1996 - Des "Enfants de Shiva" à "Shiva"
Rapidement l'association "Pastel urbain" est fondée en vue d'officialiser la formation, à sa présidence un ami (Emmanuel Courvoisier dit Gauchy) prenant ainsi le rôle de manager, cherchant par-ci par-là quelques concerts.
Entre temps, Frédéric Terree rejoint la formation, agrémentant les mélodies par son jeu d’harmonica, puis c’est Olivier qui quitte la formation pour poursuivre ses études à Paris.
Quelques concerts s’enchaînent ainsi permettant à la formation l’achat de matériel puis la location d’un local de répétition dans une partie d'usine désaffectée, situé aux abords d’un petit village de campagne. Un réel travail de composition s’établit alors puis le groupe décide de passer une semaine en résidence dans un squat dans le haut-Doubs à Gilley (1, 2, 3 & 4) afin d'enregistrer ce qui sera le premier album.
Les dates se suivent, et peu à peu un sympathique réseau d'amis du groupe se tisse. Frédéric Terree quitte le groupe laissant sa place d'harmoniciste à Jean-Pierre Mazet qui à l'époque joue avec la « celebrissime » formation blues "Red House".
Puis c’est au tour de Sylvain de quitter le groupe laissant la place à Coco Niess son professeur. Coco, musicien du mythique "mon oeil", à la fin des années 80, batteur professionnel avec le groupe funk Xiam est déjà habitué aux scènes et apporte au groupe une fantastique énergie rythmique. Dès la première répétition une formidable complicité s’installe où déjà la possibilité d’exploiter un nouvel univers sonore apparaît.
L'organisation d’un concert au Montjoie permet aux "Enfants de Shiva" de tester cette nouvelle formation sur une scène importante et ceci avec un certain succès.
Le travail s’intensifie puis le groupe entre alors dans une phase multi-instrumentiste : Claude Henry enrichit les mélodies de sa guimbarde, Jean-Marc Mayard soutient quelques parties au saxophone puis Yannick Chétou au clavier permettant d’enrichir les sonorités.
Fort du concert au Montjoye, Shiva décroche plusieurs dates, mais Seb, David et Coco ne se sentent pas prêts pour fonctionner en permanence à sept voir huit musiciens. Avec l'aide précieuse du "Corse" (Stéphane Cretin – sonorisateur), Shiva enregistre un second opus dans leur lieu de répétition. Le résultat est réussi. Après quelques concerts dans cette configuration, ils décident malgré tout de jouer à nouveau en formation rock réduite.
Suite à quelques malentendus selon lesquels "Les enfants de Shiva" seraient les membres d'une sombre secte (!!!), et aussi peut être à une volonté inconsciente de remise en question "les enfants de Shiva" deviennent "Shiva" toujours en référence à la déesse indienne (et non à son homonyme alcoolisé !).
The Shiva Experience !
Les trois musiciens continuent leur aventure entre concerts et expériences sonores. Passent des week-end à la campagne (1, 2 & 3) chez Coco à composer en intégrant un rock polyrythmique dans leurs chansons. Ils cherchent l’innovation sonore où l’improvisation liée aux sentiments de chacun prend une place plus importante. Ne voulant plus respecter les règles classiques, ils cherchent une autre sonorité sensible mettant en jeux la création spontanée de chacun et l’art d’accompagner un son en le faisant vivre et évoluer, tout accident donne naissance à un autre voyage rythmique et harmonique. En fonction de leur humeur, leurs concerts se transforment parfois en improvisation totale, leur complicité et manière d’approcher les choses mutuellement permettent une réelle cohésion de leurs créations.
La formation est alors en pleine maturité musicale. Pourtant, les salles de concerts se font rares (la seule salle moyenne de l'époque à Besançon, le Montjoye, est fermée) la période faste des concerts bars est révolue (sans doute pour permettre aux riverains de suivre les « désinformations » nationales en paix) et les trois acolytes ne peuvent offrir à Shiva les moyens de promotion nécessaires pour des scènes plus importantes ...
Suite à ces problèmes décourageants, Coco, ne vivant alors que de la musique, décide de quitter le continent pour l’ile de la Réunion. Retrouver un batteur, une complicité, une couleur musicale dans la continuité paraît impossible.
Le premier épisode de l'aventure du groupe Shiva se termine ainsi.
2002 - 2003
4 années passent, Coco est de retour bronzé et motivé ... Les trois musiciens décident alors de reprendre l'aventure musicale où il l'avaient laissée. Shiva entreprend donc un enregistrement . Pourtant, faute de temps et d’argent le résultat n'est pas satisfaisant. David décide alors de se consacrer à la contrebasse. C'est la fin du (court !) second épisode.
En juillet 2002, Shiva acceuille un nouveau musicien, Guitariste, Stéphane DUPONT. Stéphane accepte le challenge et passe à la basse, s'appropriant avec talent tous les morceaux de shiva en quelques semaines .... Le groupe travaille sur de nouvelles compositions et un spectacle dans sa salle de répétition de Baume les Dames. Il s'en suit divers concerts à Baume les Dames à “Eldorado” et l'Abbaye, à Aveney, Saone, Besançon ... etc
En 2003, l'association Shiva est créée, avec logiquement Sébastien AUGIER comme président. Fort de cette structure officielle le groupe s'organise afin de se donner les moyens de se promouvoir. Il s'ensuit une série de concerts bien sentis comme durant le festival des "Vendredi Baumois" (Baume les Dames), au Moulin de Pontcey (Vesoul) ou encore en Suisse comme à Fribourg en mai 2003 où le groupe, au meilleur de sa forme réalise un concert performance electro-rock basé sur une improvisation totale non-stop de 60 mn.
2004: Shiva-electro
Shiva se lance alors dans la réalisation d'un album Rock - electro dans son studio de Baume les Dames. Les compositions sont developpées à partir de thèmes nés durant des improvisations. Ainsi, durant une quasi-autarcie de plusieurs mois, dans la chaleur implaccable de l'été 2003, les musiciens accouchent d'une dixaines de morceaux sombres et étranges comme « ElephantHoms », « Africa Trumb » ou encore une version soft de « Caravania » avec un fabuleux solo de flute traversière ...
Après un dernier concert en février 2006 et suite à un manque de temps Stephane DUPONT quitte la formation ... le troisième épisode se termine ainsi...
2007: Un spectacle pour Shiva
En janvier 2007, Sébastien Augier ayant programmé Shiva pour un festival, re-contacte ses anciens acolytes, Coco Niess à la batterie, David Henriot à la basse. L’idée de reprendre l’aventure ensemble après une dizaine d’années de rencontres et formations artistiques et professionnelles divers les enchantent. Puis après réunion et écoute des morceaux ils décident alors de monter un spectacle, au-delà du simple concert musical … … … …
Détruire pour reconstruire n'est-ce pas là l'esprit même de Shiva ?